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GILLES BRAUNEISEN - MON VOYAGE AU JAPON

GION / PONTOCHO

 

Gion est un district de Kyoto érigé au Moyen Âge à côté du sanctuaire de Yasaka. Le district a été construit pour servir de halte aux voyageurs et visiteurs du sanctuaire. Il a par la suite évolué pour devenir une zone prisée et connue pour ses geishas.

 

Les geishas à Gion sont plus connues sous le vocable local de geiko. Tandis que le terme geisha signifie « artiste » ou « personne des arts », geiko signifie plus particulièrement « un enfant des arts » ou « une femme d'art ». On compte à Kyoto deux hanamachi  : Gion Kōbu (祇園甲部?) et Gion Higashi (祇園東 ?). Malgré le déclin considérable du nombre de geishas à Gion ce dernier siècle, la ville reste célèbre pour son architecture et ses divertissements traditionnels.

 

Il a souvent été dit que Gion était connu pour son attrait sexuel, ce qui est faux. Les geishas ne sont pas des prostituées mais des artistes. Shimabara étant autrefois le quartier chaud de Kyoto. Les geiko de Gion Kōbu présentent leurs danses annuelles lors du Miyako Odori (都をどり?, « danses des cerisiers en fleurs » ou « danse de la vieille capitale »). Les danses commencent chaque année du 1er au 30 avril pendant la floraison des cerisiers (sakura). De nombreux japonais et touristes assistent à cet événement.

 

Ponto-chō (先斗町?) est un quartier de la ville de Kyōto au Japon qui est connu pour abriter des geishas (hanamachi). L'architecture japonaise traditionnelle est particulièrement bien représentée et préservée dans ce quartier. Le nom Ponto-chō viendrait probablement du mélange entre le mot anglais point (qui signifie point) ou du mot portugais ponto (qui signifie point aussi) et du japonais chō qui signifie quartier. On trouve des geishas en ce lieu depuis le début du xvie siècle. Ponto-chō abritait aussi de nombreuses prostituées. C'est à Ponto-chō que Liza Dalby a fait son apprentissage pour devenir geisha.